Bénévolat spa de la rue

Bénévolat spa de la rue

Je fais du bénévolat au Spa de la Rue. J’ai massé les itinérants retraités de la Maison J.A. De Sève. Les femmes du Chaînon. Les jeunes de chez Pops et ceux du regroupement Trisomie 21. J’ai massé les rescapés de Ma Chambre, les écorchés du Toit Rouge. Et aujourd’hui pour la première fois, j’ai massé au Pavillon Patricia McKenzie, là où les femmes de la rue viennent trouver refuge.

La magie du toucher

Elles fréquentent la clinique parce qu’elles ont mal au corps. Peut-être aussi parce qu’elles ont mal à l’âme. Mais sur ça, on se garde bien de questionner. On se contente d’offrir ce qu’on a de mieux dans les circonstances; notre talent, notre don, celui du toucher.

Et non ils ou elles ne sont pas sales. Ni effrayants, ni dégoûtants. Je ne sors pas de là le cœur brisé, l’âme en miette ou l’énergie à zéro. Au contraire. Dans ce petit moment de grâce éphémère, chacun se dépose avec apaisement. Il y a une reconnaissance et un respect mutuel qui me touche chaque fois.

Le bénévolat qui dénoue les nœuds

Masser au Spa de la Rue c’est dénouer des nœuds à tous les niveaux. Ceux d’un rhomboïde ou d’un trapèze bien entendu, mais aussi, et surtout, ceux du cœur. Le mien c’est certain en tout cas.

Depuis le début de ma collaboration avec le Spa de la Rue j’ai compris une chose; lorsqu’on donne, c’est sa propre âme qu’on guérit. Le bénévolat, bien au-delà d’aider celui qui en bénéficie, soigne celui qui le fait.

Ce matin, j’avais débuté ma journée avec le cordon du cœur qui traînait dans la poussière. Et puis dans ce lumineux local du boulevard Maisonneuve, la magnifique magie a opéré. Une magie que je sens chaque fois que je masse au Spa de la Rue mais que je n’ai jamais pu nommer. Et c’est bien en évidence sur le mur du Pavillon Patricia McKenzie qu’elle m’a enfin été expliquée;

L’esprit s’enrichit de ce qu’il reçoit, le cœur de ce qu’il donne.    -Victor Hugo

3 réponses pour “Pourquoi je fais du bénévolat au Spa de la Rue”

  • J’ai connu le Spa de la rue au parc Émilie Gamelin en novembre 2017 sous une tente blanche où j’ai rencontré pour la première fois le seul et unique Gérard Piquemal, l’instigateur du Spa de la rue.
    Depuis, je l’ai suivi à J. À. De Sève deux fois par mois, à la maison Patricia Mackenzie deux fois par mois, au Chaînon une fois par mois et à Ma Chambre une fois par mois.
    Hier, mercredi 20 juin 2018 , je suis allé pour la première fois à Trisomie 21 où j’ai vraiment été touché au cœur.
    De plus je fais du bénévolat une fois par mois à la maison Plein Cœur qui s’occu des personnes vivant avec le VIH /SIDA.
    Je donne beaucoup car j’ai le temps et je dois vous dire que je reçois beaucoup en contrepartie.
    Il y aura, le 7 juillet prochain, une rencontre avec les familles de Trizomie 21 au parc des îles de Boucherville. Consultez spadelarue.com pour plus de détails.
    Au plaisir de vous croiser et d’échanger au prochain spa de la rue.

    • Bonjour Gérald,
      En effet ton implication au Spa de la Rue ne dément pas. J’ai eu la chance de masser avec toi à quelques reprises (d’ailleurs si tu regardes bien la photo de Gérard dans mon billet, tu reconnaîtras le masso en arrière plan 😉 ) et on reconnait ton grand dévouement auprès de la clientèle. Au plaisir de te revoir bientôt dans les prochaines cliniques!

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